Présente partout en France malgré la réglementation
Notre association » Des garrigues de Mazan & de la Lègue de Carpentras » depuis plus de quarante ans tente par tous les moyens de préserver l’environnement et le cadre de vie des quartiers entre Carpentras et Mazan. Vu du Ventoux c’est une zone noire entourée par la pollution lumineuse de Mazan et de ses plâtrières, de Carpentras, Saint Didier, Pernes.
Avec la colline de la Lègue/Saint Donat, celle du Contras, la mayre de Malpassé nous sommes un refuge pour beaucoup de gros animaux, oiseaux, chiroptères, batraciens jusqu’aux plus petits insectes et il y a bien plus d’activité la nuit que le jour.
il arrive encore de voir dans nos chemins un sanglier, un renard et autres, bien plus rares ou disparus maintenant les serpents, lézards verts, les lucioles…
Les insectes sont en forte diminution entraînant moins d’oiseaux puisqu’ils s’en nourrissent, moins de pollinisation, de régulation biologique, moins de fruits et légumes naturellement produits donc plus d’engrais et d’insecticides pour compenser qu’on retrouve dans nos assiettes.
Au moment ou la loi prend en compte la pollution lumineuse obligeant à l’extinction des vitrines, enseignes, éclairages de bâtiments même historiques, au moment ou de nombreuses communes éteignent leurs éclairages en mettant en avant la protection de la nature et les économies (Ville sur Auzon, aussi autour de nous dans la Drôme, l’Ardèche, le Gard), au moment où la création du Parc National Régional du Ventoux est en cours de création pour protéger entre autres la nature, au moment où les grandes surfaces éteignent leurs parkings, où à Mazan et Carpentras l’éclairage baisse d’intensité, que M. Navello dans ses vœux nous parle d’écologie, de papillons, de colibris et de petits gestes pour la nature, il faudrait amener la pollution lumineuse dans notre quartier.

La pollution lumineuse bien présente en France malgré la réglementation
Les nouveaux quand ils ont acheté leur terrain ont vu comment était le quartier, une fois installés ils décident de le modifier suivant leurs envies sans tenir compte des habitants qui étaient là bien avant eux et qui sont venus depuis longtemps sur les Garrigues pour être au milieu de la nature. Cela ressemble fort aux personnes achetant des terrains peu chers autour des aérodromes et qui ensuite en demandent la fermeture parce que les avions font du bruit. Plusieurs nouveaux habitants m’ont expliqué qu’ils venaient d’autres communes car là bas le prix des terrains étaient plus élevés.
Les premiers habitants devaient avoir au moins 5000 m², ensuite pendant bien longtemps il fallait 2500 m², maintenant 300 suffisent ce qui a développé l’appât du gain de certains propriétaires, agents immobiliers et lotisseurs en entassant sur leurs terrains plusieurs maisons à se toucher.
En voulant geler des terrains pour respecter la réglementation et limiter les constructions hors du village la municipalité a provoqué l’effet inverse, les permis de construire ont explosé avant la date fatidique.
Je présume que la demande de luminaires est faite comme d’habitude sous couvert de sécurité mais c’est bien mal connaître le problème.
Sur les Garrigues pendant longtemps il n’y avait que deux points lumineux puis un troisième est arrivé avec des leds et un panneau solaire.
Ces deux points lumineux avec leurs abris bus sont quasiment les seuls endroits où le vandalisme s’exprime par les tags, un incendie, des destructions du mobilier adjacent, les cris, le bruit des radios de voitures stationnant dessous souvent pour des beuveries dérangeant le voisinage et obligeant nos gardes ou la gendarmerie à intervenir.
Ce fut même un lieu de distribution de drogue ce qui risque de revenir avec l’augmentation des habitants. Éclairer des chemins c’est immédiatement une augmentation de la vitesse, une augmentation de la délinquance (vandalisme, cambriolage, bruit, rodéo moto et auto) tout cela est étayé par les rapports de police et gendarmerie puisque dans tous les endroits où les éclairages disparaissent il est établi que tous ces phénomènes baissent.
Une fois qu’un chemin aura été éclairé, il sera facile d’exiger que les autres le soient aussi, pourquoi eux et pas nous.
Depuis que je suis président de l’association vous êtes témoins que je pleure et milite pour qu’on augmente la sécurité des enfants, mais celle ci ne passe pas obligatoirement par des chemins éclairées. La sécurité sur les routes c’est « voir et être vu ». Pour voir il suffit de marcher face aux voitures et de lever les yeux de son satané téléphone
C’est à vous parents d’apprendre la sécurité à vos enfants. Vous leur achetez des « jouets » à plusieurs centaines d’euros mais pas possible de dépenser 10 euros pour un gilet jaune, des réflecteurs sur leurs cartables, un système lumineux au bras ou une simple lampe. Le premier travail d’une génération c’est permettre à la suivante de prendre le relais dans de bonnes conditions, suivant les pays c’est plus ou moins facile il semble que pour certains il est plus simple de demander à la communauté de le faire à leur place.
Ma génération dans les années 70 allait à Fabre en vélos et pour certains à pieds car peu de familles avaient deux voitures, nos enfants ont eu la chance d’utiliser les bus scolaires (sans éclairage) et maintenant c’est nos petits enfants et tout d’un coup il faudrait la lumière ?
Je suis en train de préparer une demande à M. Morenas notre député (je lui en ai parlé la semaine dernière) pour savoir s’il peut proposer une loi obligeant d’incorporer dans les blousons d’enfants, les chaussures et sur les cartables des éléments réfléchissants ce qui les rendraient visibles de bien plus loin qu’une rue éclairé.
Autre proposition comme pour les cyclistes, si mauvaise visibilité ou nuit rendre obligatoire ces équipements, pourquoi c’est obligatoire pour les cyclistes et pas pour les piétons ?
Ce qui serait efficace en plus pour leur sécurité et leur confort ce serait de demander un trottoir là où c’est possible, cela les protégerait bien des voitures et leur permettrait de ne pas avoir les pieds dans les torrents des Amandiers et Teyssières lorsqu’il pleut fort (à moins de récupérer cette eau), de plus ça stabiliserait le bord du chemin.
Une question a déjà été posé au gouvernement pour rendre obligatoire le port de gilets jaunes pour les scolaires :
Certaines régions le font, j’ai déjà envoyé un mail à la Cove et en ai parlé lorsque j’ai rencontré les responsables de TransCove :
L’éclairage la nuit n’est pas naturel il dégrade le fonctionnement de la faune, de la flore et même notre santé. Autour de chaque point lumineux la vie disparaît.
Maintenant c’est les leds qui envahissent les nuits mais leur spectre lumineux est tellement large qu’elles attirent tous les insectes sur des centaines de mètres et font fuir les animaux plus gros, même les arbres en souffrent. De plus elles dégradent les yeux des bébés et jeunes enfants qui passent dessous.
Nos générations n’ont pas à être fières de ce qui est en cours alors essayons à notre petit niveau de ne pas accélérer le processus.
Alors posez vous et posez la question à vos enfants : On se signale sur la route ou on détruit la vie encore plus vite en éclairant ?
Signalez à vos voisins ou amis de nos quartiers l’existence du blog ou inscrivez les pour qu’ils le reçoivent en utilisant dans la colonne de droite en bas « Newsletter » ou en envoyant un mail à garrigues.legue@gmail.com. Vous pouvez aussi vous inscrire à l’association pour que nous ayons plus de poids. 10€ par famille.
En rapport avec ce qui précède un plan national d’action pour les papillons de jours vient d’être mis en place de 2018 jusqu’à 2028, 40% d’entre eux ont déjà disparu. A quand le plan pour les papillons de nuit car dans le monde il y a environ 20000 espèces de jour contre plus de 130000 de nuit qui subissent eux en plus la pollution lumineuse.
Luc Cathala
Président de l’association des garrigues de Mazan et de la Lègue de Carpentras


