
Samedi matin, 4 mai 2024, avec un ciel à peine voilé, M Gilbert Milési, 1er Adjoint du village de Méthamis, nous a faits l’honneur d’accueillir la Nesque propre. Il nous a parlés des actions de la commune pour la nature. Il nous a présentés le nouveau sentier de découverte.
Notre guide Dimitri Marguerat nous emmène au départ de Méthamis, sur le chemin de la Nesque vers le lit empierré à sec. L’Alouette lulu accueille notre groupe, une quinzaine de personnes motivées pour en savoir plus sur le chant des Passereaux. Les Passereaux chantent pour plein de bonnes raisons: marquer leur territoire, séduire les femelles, mais surtout pas pour faire plaisir aux humains ou parce qu’ils sont contents. Alors, pourquoi chantent les Canaris en cage? Chacun aura sa réponse… Le Rossignol Philomèle, présent dans les forêts denses et les ronciers, se fait entendre. C’est un des rares oiseaux qui chante jour et nuit. Avant de s’engager dans la Nesque, nous admirons la Nivéole de Fabre (Acis fabrei), seule plante endémique du Vaucluse aux petites fleurs blanches. En remontant le sentier vers le sommet de Gacholle, Dimitri nous explique que le chant est pour les Passereaux, souvent petits et de couleur peu chatoyantes, le moyen d’affirmer sa vitalité et sa force génétique. Si seulement ça pouvait marcher pour les humains!… La Fauvette à tête noire, le Loriot d’Europe, le Rouge queue à front blanc, le Pouillot de Bonelli se font entendre, le Serin cini se montre dans les pins. Au dessus de nos têtes, deux Circaètes Jean-le-blanc prennent les couloirs ascendants et déploient leurs ailes, ainsi qu’un Milan royal. Les Rapaces ne chantent pas, tout comme les Corvidés, ils crient cependant comme tous les oiseaux. Les Mésanges charbonnières, bleues, à longue queue, huppées nous accompagnent discrètement. Jean-Pierre note tous les oiseaux entendus ou vus, nous dépasserons la vingtaine d’espèces! Quand à la mémorisation des chants, l’exercice s’avère ardu… il y a les chants simples, les intermédiaires et chants complexes comme celui du Rossignol ou du Merle, qui semblent improviser; Comment font-ils en étant si petits? Grâce à des caractéristiques anatomiques telles que le syrinx, un organe avec deux arrivées d’air indépendants qui leur permet de vocaliser et les sacs aériens placés à différents endroits du corps. Nous, nous sortons modestement de nos sacs notre pique-nique, tout en musique: Dimitri nous fait écouter les chants des oiseaux, sortis tout droit de son smartphone. Nous découvrons ainsi les sons émis par certains oiseaux avec leurs plumes (la Bécassine des marais) ou plus étrange encore, avec leurs poches internes (l’Emeu).
Nous rentrons de cette sortie, notre curiosité et nos oreilles rassasiées, merci Dimitri!
Françoise SERIN
Photos : Catherine Daillant, Hervé Fourboul, Jean Pierre Saussac
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